Comice 2025 : professionnel et populaire
L’édition du comice agricole de Feurs, qui se tenait du 28 au 31 mars avec sa foire-exposition, ses concours de bovins et d’agneaux, La ferme aux enfants ou encore son exposition avicole et cunicole, a été couronnée de succès. Le nombre d’exposants est croissant, les visiteurs sont fidèles et les échanges sont fructueux.

En amont du comice agricole de Feurs, les organisateurs annonçaient que l’événement se présentait sous de bons auspices et que tout avait été fait pour qu’il se déroule bien. C’était le discours tenu du côté de la foire-exposition portée par la mairie de Feurs, des concours d’animaux dans les écuries préparés par l’association du comice agricole de Feurs et de l’exposition avicole et cunicole organisée par l’association des Amis de la basse-cour.
Cependant, tous avaient bien conscience qu’une partie de la réussite de la manifestation dépendrait de la météo. Cela fut une vérifié dans le week-end : avec une pluie fine le samedi matin et le froid persistant toute la journée, les écuries et les rues ont connu une plus faible fréquentation que d’habitude ; puis, le lendemain, le soleil radieux a encouragé les visiteurs à déambuler dans les rues et les écuries. La gaieté printanière du dimanche et du lundi contrastait avec l’ambiance maussade du samedi.
50 000 visiteurs
Mardi matin, le commissaire général de la foire-exposition avançait le chiffre de 50 000 visiteurs sur quatre jours, avec « une journée de dimanche historique en fréquentation, avec probablement plus de 25 000 personnes ». Les responsables de l’association du comice agricole annonçaient que la barre des 11 000 visiteurs dans les écuries était largement dépassée : 5 000 billets achetés au guichet, 5 000 préventes aux entreprises, sans compter les nombreuses invitations et les enfants qui ne paient pas l’accès.
Pour tout savoir sur l'édition 2025 du comice, consultez les différents articles :
Le concours limousin : une réussite au-delà des espérances
Bovins de boucherie charolais et croisés : la qualité au rendez-vous, les acheteurs aussi
Un concours d'agneaux de haute qualité et des ventes fructueuses
A l’heure du premier bilan, dimanche soir, les deux co-présidents de l’association ne cachaient pas leur satisfaction : « Les concours étaient plus que complets, nous avons dû faire une sélection des animaux, rappelait Jean-François Cottin. Leur qualité était supérieure à celle des années précédentes. Les exposants sont de vrais professionnels. Les opérations du jury se sont bien déroulées. Les acheteurs sont venus en nombre de toute la France. Les ventes ont été rapides, c’est bon signe pour les prix. » « Et il y avait une bonne ambiance entre les éleveurs, qui étaient aux aussi satisfaits de leur week-end. C’est appréciable, assurait Frédéric Duchêne. Les visiteurs étaient aussi au rendez-vous. La ferme aux enfants a une nouvelle fois rencontré un vif succès auprès des familles. »
« Nous tenons au comice »
La remise des prix des concours de bovins et d’ovins de dimanche matin a été l’occasion pour les co-présidents de remercier les personnalités qui soutiennent le comice de Feurs et les partenaires financiers et logistiques de l’association. A la tribune, plusieurs élus ont salué le travail réalisé par les membres de leur équipe. Un temps était aussi dédié à des remerciements pour Colette Glas, qui a occupé pendant 20 ans le poste de secrétaire de l’association. Son état de santé l’a contrainte à arrêter cette mission pourtant si précieuse pour l’équipe.
Marianne Darfeuille, maire de Feurs, a salué la bonne collaboration entre les services municipaux, les membres de l’association du comice agricole de Feurs et ceux de l’association des Amis de la basse-cour. « Nous portons les mêmes valeurs : l’agriculture, la ruralité, le territoire. Le comice fait partie de notre histoire et nous y tenons. »
Chantal Brosse, vice-présidente du Département en charge de l’agriculture, et Jean-Pierre Taite, député ligérien et conseiller régional, rappelaient l’intérêt d’un tel événement pour faire la promotion de l’agriculture. « Les éleveurs nous nourrissent et font la beauté de nos paysages », assuraient la première. « Beaucoup d’enfants ne savent pas que c’est grâce à eux qu’ils peuvent manger tous les jours », alertait le second. Il incitait donc les agriculteurs à se présenter aux élections municipales de leur commune : « C’est à vous de représenter votre activité et d’expliquer votre travail pour une meilleure compréhension avec la société. »
« L’agriculture d’hier s’est construite sur le collectif, complétait Rémi Jousserand, président de la Chambre d’agriculture de la Loire. Nous devons rester groupés pour la faire rayonner aujourd’hui, dans un contexte plus qu’incertain. » Le sénateur Pierre-Jean Rochette s’adressait directement aux agriculteurs : « Je suis là par respect de ce que vous faites. Quand on est éleveur, recevoir un prix fait forcément plaisir car il récompense le travail de longues années. »
Concours : une logistique affûtée
L’organisation des concours dans les écuries par l’association du comice est anticipée et millimétrée pour que tout se déroule sans encombre. Les membres de l’équipe de Frédéric Duchêne et de Jean-François Cottin, les co-présidents, s’activent les mois et les semaines précédant l’événement. A l’approche du comice et pendant, ils peuvent compter sur plusieurs équipes d’élèves du lycée de Ressins qui se relaient à leurs côtés. Une dizaine de jeunes sont présents le mercredi et le jeudi précédant le comice pour préparer les écuries à accueillir les animaux, les éleveurs et les visiteurs : paillage, installation des parquets et des structures pour loger les animaux limousins, ou encore des barrières pour les moutons. Les élèves contribuent aussi au bon déroulement de la manifestation (arrivée des animaux, secrétariat de jury) et à la propreté des écuries (balai dans les allées). Ils sont présents jusqu’au lundi soir, jour de rangement et de nettoyage.
Dimanche soir, les co-présidents se projetaient déjà sur les préparatifs du prochain comice, tirant les conclusions de celui qui se terminait. Ils envisagent par exemple des évolutions dans le règlement des concours. Ils espèrent aussi pouvoir bénéficier à nouveau de la plate-forme informatique de la Chambre d’agriculture de la Loire pour que les éleveurs inscrivent leurs animaux. Cet outil numérique utilisé pour la deuxième année apporte pleinement satisfaction aux organisateurs car elle simplifie le traitement des informations.
Des aménagements dans les écuries sont également programmés. En déambulant dans les bâtiments, nul n’a pu ignorer la barre au garrot positionnée devant quelques génisses. La sécurité des éleveurs est un point sensible lors du comice, que ce soit à l’arrivée des animaux ou lorsqu’il faut les nourrir et les abreuver. A la demande de nombreux exposants, les responsables du concours avaient mis en place un système de barres afin de laisser un passage entre le mur et les animaux pour que les éleveurs puissent y circuler en toute sécurité. Face au réel succès de cette installation partielle, Jean-François Cottin a annoncé qu’elle serait généralisée à l’ensemble des écuries pour l’édition 2026.
LGF